Parc Bordelais_06/04/2009 12:01
Jean-Baptiste...Par où commencer ? Au début de l'année, je le trouvais insupportable et gamin. Les mois ont passé et on est devenus potes, on trainait des heures au Parc Bordelais, toujours au même endroit. Il me donait des surnoms du style "la s... maléfique" et se foutait de moi par rapport à "Fifi" ...Un jour...nous passeront les détails. Je n'était pas dans mon état normal, et ça a un peu aidé les choses on va dire...On a quand même mis quelques semaines avant de sortir officiellement ensemble...Dans la classe, ça y allait les sous entendus. "Vous seriez trop mignons", "les deux Minimoys". Sans parler des langues de putes qui disait qu' il n'y a pas si longtemps, il disait qu'il se voyait pas du tout sortir avec moi. J'oublierai jamais ce soir-là.J'étais censée diner chez Coralie, on était dans le sous-sol de la résidence, il y avait pas plus romantiques, dans le garage à vélo dans la poussière lol...Mais ça m'allait très bien.
Le premier mois, on étaient tout le temps ensemble, on ne s'engueulait jamais, genre la relation trop fusionnelle. Et puis, au fil du temps, ça s'est un peu dégradé et j'en ai beaucoup souffert. Il me parlait mal, on aurait dit qu'il ne voulait me voir que pour b***er, et passait ses jours et ses nuits avec Elodie. Tout le monde me disait "Plaque le, il te fait souffrir, regarde tes cernes, tu mérites mieux, etc...Au début je m'en foutais et me disait que ça allait s'arranger. Mais avec un tel bourrage de crâne, j'ai fini par le faire. Pour aussitôt regretter. On s'est remis ensemble, et là, encore un problème. Il est reparti chez sa mère plus tôt que prévu. J'ai piqué une telle crise de nerfs que ma mère voulait m'emmener à Charles Perens. Folle, je devenais. Je doute qu'il ait ressenti la même chose. Je venais de sortir d'Abadie, je devais "recommencer" ma vie, et voilà que tout se retrouvait par terre.
J'ai les larmes aux yeux d'y repenser.
J'ai sérieusement pensé à me foutre en l'air, j'y pense toujours d'ailleurs. Il ne me reste rien. Si, mes amis, mais ce n'est pas pareil. De toute façon dans 2 mois je suis en internat, à quoi bon ? Je ne veux pas penser à l'avenir. Je pensais avoir été amoureuse avant. Mais c'est le jour où tu te rends compte que t'aimes vraiment la personne que tu te dis que tout le reste était rien à côté. J'ai tellement mal. Personne ne peux comprendre ça. Quand la souffrance est tellement grande que les mots ne suffisent plus pour l'exprimer, il reste les larmes. Et quand il n'y a plus de larmes qu'est ce qui reste ? Les lames de rasoirs. Et après, il n'y a plus rien. Quand le sang coule lentement dans le lavabo, qu'on se demande si on y va profond où pas, on voit toute sa vie défiler dans sa tête. Je n'ai jamais eu le courage d'aller au bout. J'ai honte de ces cicatrices de merde. Du regard des gens dessus. On est direct jugés comme des psychopathes.
Un jour, je n'aurai plus à supporter ça. Val n'existera plus. Pourtant personne ne le prend au sérieux, pas même JB. Tout ce que je veux, c'est que quand j'aurai fait ça, il me le pardonne même si je serais plus là pour le voir, et qu'il attende un peu avant de ressortir avec quelqu'un. J'ai trop mal pour rester comme ça 2 ans de plus. Peut-être que je ne le ferai pas tout de suite, mais d'ici quelques mois c'est évident. Et si je me loupe, c'est Ch. Perrens direct, ma psy l'a dit, pour une deuxième T.S ça sera plus Abadie... En plus, j'ai presque envie d'être enceinte. Avoir un être juste à moi que je pourrais aimer. Qui ressemblerait à JB en plus. Je crois que j'en ai tellement envie inconsciemment, que je vais oublier d'aller à la pharmacie demain, même sans le vouloir...Par contre, là c'est sûr que JB va péter un plomb. Savoir que sa vie est foutue à même pas 16 ans, il n'y a pas pire. Mais sinon, je vais finir comment ? Avec un gosse, dans la rue parce que mes parents m'auront virées, avec une seringue dans le bras, obligée de me prostituer pour nourrir le petit et payer l'héro ? Hors de question.J'arrête cet article, mes larmes brouillent l'écran...
"Troubles de l'humeur", disait ma psy. Sa signifie que quand j'éprouve un sentiment, c'est pas à moitié...Je suis AMOUREUSE. Ce mot veut tout dire. JB c'est comme si c'était mon coeur. Sans lui, je meurs. Lui, je pense que c'est différent, il est moins fêlé que moi...
"I wanna love you, every day and every night, we'll be together, with roof rights over our heads..." Bob Marley